Description du tracé, avec la caméra embarquée de la troisième montée de course.

La course de côte d’Abreschviller est un tracé court, et rapide, réaliser en moins de 50 secondes pour les meilleures pilotes du championnat. Pour les protos et les monoplaces de pointe, les vitesses peuvent dépasser les 200km/h. Pour ma part, le moteur de moto de seulement 150 chevaux, accouplé à la boite courte à cinq rapports, ne me permettent pas d’atteindre de telle vitesse. Je me suis contenté d’un petit 160 au rupteur, ce qui est déjà bien impressionnant pour une première, lorsque l’on se trouve entre les arbres et les glissières de sécurité sous la pluie.

Le tracé empreinte la départementale 96, reliant les villages d’Abreschviller et Saint-Quirin. Le départ se situe à la sortie du petit village de Lettenbach, juste à côté de l’école. La route étant légèrement bombé du côté gauche, il faut se placer sur la droite, surtout par temps de pluie, afin d’éviter un départ en crabe faisant perdre de précieux dixièmes. Très vite, les rapports s’enchainent, pour se retrouver en quatrième à l’entrer du premier droite. Un virage rapide, où les freins sont à peine effleurés. Sortie du virage, il faut remettre les gaz, et passer la cinq. Dès la première courbe, le rythme est donné.

Le bout droit n’est pas très long, à peine passer la cinquième, qu’il faut déjà préparer son freinage pour l’épingle, le virage le plus lent du tracé. Gros coup de frein au panneau, suivie d’un rétrogradage du cinquième au deuxième rapport. Le virage se compose d’un léger droite, qui rebalance directement sur une épingle à gauche à quasi 180 degrés. La trajectoire doit être élargie, afin d’éviter le décrochage situer à la corde, propice au tête à queue.

De nouveau, le pilote envoie les rapports, pour se retrouver en fond de cinq. En réalité, il n’y a pas de ligne droite, mais un enchainement de virage rapide. D’abord un droite léger, suivi d’un gauche-droite rapide, où l’objectif premier du pilote est de tirer une ligne droite pour gagner du temps. L’entrer du droite qui suit, doit être légèrement élargi, avant de jeter la voiture à la corde, pour permettre au pilote de passer à fond ce droite-gauche façon pif paf.

On se retrouve ensuite sur un gauche négocier en quatrième, où le pilote doit bien ralentir sa voiture pour éviter d’être jeter à l’extérieur du virage (la barrière attendant bien sagement les bolides). Ce gauche referme en deux fois, permettant aux pilotes de toucher les rupteurs en fond de quatre. Après la fin du gauche, il y a directement un long droite. Il faut donc laisser la voiture mi-piste, bien freiner et rétrograder en troisième. La longueur de ce droite en fait un virage piégeux, poussant la voiture au maximum de son appui. La reprise des gaz se doit donc d’être progressive, obligeant le pilote à élargir au maximum pour reprendre l’accélérateur plus tôt.

Les rapports de boite défilent, pour se retrouver de nouveau en fond de cinq. Le dernier virage est un long gauche à fond, avec une corde tardive. Comme dernier cadeau, un petit changement de goudron se situe dans la trajectoire. Durant un court instant, le pilote à l’impression que la voiture va décrocher. Un sentiment accentué sous la pluie avec un grip relatif, qui offre au pilote un petit frisson d’adrénaline.

Le tracé se termine ensuite par la courte ligne droite suivant ce long gauche. Le tarmac n’y est pas parfait, faisant légèrement sautiller la voiture. Une fois l’arrivée passée, les pilotes doivent freiner leur bolide, car quelques mètres après se trouvent une chicane de ralentissement. Comme quoi, la course n’est réellement terminé qu’une fois la voiture arrêtée.

Comme conclusion, je me permets de préciser que les repères de freinage, ainsi que ceux des rapports de boite de vitesse engagés, correspondent à ceux de la Mitjet1300. Les GT, prototypes, et autres monoplaces, ayant bien plus de puissance, de freins, ou encore de tenue de route, possèdent des repères parfois bien différents des miens. Par exemple, le premier virage se négocie en troisième pour les protos, lorsque je passe en quatrième. Je pourrais également rajouter, que la trajectoire idéale et parfois dure à respecter à la lettre. En effet, la course de côte se déroulant sur une route standard, il y a parfois des pièges qui surprennent les pilotes, comme des résidus d’huile laisser par des camions. Cette variante oblige parfois les pilotes à corriger les trajectoires à l’instinct. Disons simplement, que c’est en partie pour cette dernière raison, que je fais de la course de côte aujourd’hui.